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L’hygiène intime



douche exotiqueNous sommes mieux que jamais informés sur les questions de santé sexuelle. L’amélioration des moyens de protection, l’hygiène et la connaissance des modes de transmission des maladies ont permis aux individus de se prendre eux-mêmes en charge dans ce domaine.

Pour tous ceux qui pensent faire partie des populations à risques en matière de maladies sexuellement transmissibles (MST), la santé doit être synonyme de suivi régulier.

En effet, plus une maladie est diagnostiquée tôt, mieux elle se traite et moins l’infection risque de se propager.

Pour les autres, la santé sexuelle commence par une hygiène intime quotidienne. On ne peut que trop insister sur son importance chez l’homme : une mauvaise hygiène peut être un facteur de risque de certains cancers génitaux masculins, notamment chez ceux qui, dans leur travail, sont en contact avec des substances comme l’huile, la suie ou ceux qui ne sont pas circoncis.

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Hygiène génitale

La propreté et l’hygiène sont deux facteurs importants de bonne santé. C’est vrai dans une large mesure. Mais ces dernières décennies, les fabricants de cosmétiques et de déodorants ont tellement tiré parti de cette « vérité » que bon nombre de personnes en sont venues à croire que les odeurs corporelles n’étaient pas hygiéniques et qu’elles devaient être éliminées ou camouflées.

Les femmes constituent la première cible des fabricants de déodorants vaginaux, de lingettes et de serviettes hygiéniques parfumées. Le message implicite véhiculé par ces produits est que l’odeur naturelle de la vulve et du vagin est désagréable, et donc indésirable. En réalité, sauf dans le cas d’infections gynécologiques, ces odeurs sont seulement naturelles et saines, mais elles jouent également un rôle important dans la libido et le désir sexuel.

Les muqueuses des lèvres et du vagin sont très sensibles ; c’est le siège de la flore bactérienne qui est chargée de « nettoyer » le vagin (et dans une certaine mesure, les petites lèvres). L’utilisation de déodorants ou de savons parfumés bouleverse le pH et fragilise l’équilibre bactériologique de cette zone, favorisant ainsi l’apparition de mycoses. La simple adjonction de bain moussant ou de sels à l’eau du bain peut entraîner la disparition des « bonnes » bactéries et favoriser l’apparition des « mauvaises ». D’ailleurs, les médecins ont noté une augmentation du nombre de mycoses juste après Noël, période pendant laquelle ce type de produits fait l’objet de nombreux cadeaux.

La toilette intime féminine se résume à laver quotidiennement la région vulvaire à l’eau, et la région anale à l’eau et au savon sans parfum. L’utilisation de savon pour la vulve n’est pas nécessaire, bien que de nombreuses femmes ne se sentent pas « propres » si elles n’utilisent que de l’eau. Le savon doit de toute façon être non parfumé et soigneusement rincé. Les femmes en période de ménopause doivent plus particulièrement éviter d’employer du savon car la muqueuse des voies génito-urinaires est alors plus fine, plus fragile et plus sensible aux infections.

Les jeunes filles et les femmes doivent savoir que de petites pertes vaginales sont normales et non un signe de mauvaise hygiène ou d’infection. Il ne convient de s’en inquiéter que si elles deviennent abondantes, incolores ou malodorantes.

microbeL’hygiène intime de l’homme est plus évidente. L’homme circoncis et les petits garçons en âge de se décalotter se lavent doucement à l’eau le prépuce chaque jour. Ils peuvent ou non employer du savon selon la quantité de smegma sécrété. Certains hommes trouvent que le savon dessèche la peau très sensible du gland et provoque irritations et démangeaisons. Les hommes circoncis peuvent en général se laver simplement à l’eau. La région anale doit en revanche être lavée quotidiennement au savon et à l’eau.

Le type de sous-vêtements a également une influence sur l’état de santé général et sur la propreté. Les tissus synthétiques sont à éviter, car ils favorisent la transpiration, laquelle favorise à son tour la prolifération de bactéries et de champignons. Les fibres naturelles comme le coton et la soie absorbent la sueur et laissent circuler l’air. Certaines femmes souffrant de mycoses à répétition peuvent remédier à ce problème en portant des sous-vêtements en pur coton et des bas au lieu de collants. Il semblerait que les slips en nylon ou en polyester serrés entraînent une diminution du nombre de spermatozoïdes dans le sperme.

Facteurs modifiant le pH et l’équilibre bactériologique :

-          Bain moussant

-          Spermicides

-          Douches vaginales

-          Infections

-          Sous-vêtement en synthétique

-          Antibiotiques

-          Piscines chlorées

-          Augmentation inhabituelle de consommation de laitages

Facteurs contribuant à maintenir le Ph et l’équilibre bactériologique

-          Nourriture saine

-          Sous-vêtements en soie ou en coton

-          Traitement des infections

-          Pas de produits d’hygiène parfumés

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