En ce dimanche, après vous avoir écrit des articles pratiques certes, mais pas ultra sexy les deux dernières semaines, entre les crèmes de virilité et les lubrifiants, rien de très chaud et de croustillant à se mettre sous la dent. Oui, mais c’est parce que je savais que cette semaine rattraperait au moins les deux dernières. Du trash en voici en voilà, puisque cette semaine, je vous présente le dogtraining.
Pour les besoins de l’enquête je me suis rendu chez Rob, dans le Marais, sex-shop spécialisé dans le SM, latex, cuir et toutes disciplines de cet acabit. JC, le vendeur, m’explique que ce n’est pas tout à fait son truc, le dog training, mais que c’est une discipline très à la mode chez les 25-35 ans parisiens, tandis que le cuir et les godes aux proportions de meubles sont des activités, disons plus conventionnelles dans le SM et prisées par le plus grand nombre.
Le principe du dog training est assez simple, somme toute. Il s’agit d’un jeu de soumission et de domination, auquel on ajoute un jeu de rôle (c’est, selon JC ce qui plaît beaucoup aux jeunes) : le soumis est un chien ; le dominateur est son maître.
Comme tout jeu de domination, la moitié du jeu est dans la tête, et le reste passe par une mise en scène. Et pour aider à la mise en scène du dog training, JC me présente un certain nombre d’accessoires :
Le collier et la laisse. Ces deux accessoires sont, grosso modo, le B.A. BA du dog training. Un chien sans laisse, ce n’est pas tout à fait un chien. Du moins dans l’imaginaire et le fantasme. Parmi un choix pléthorique de colliers, mon regard se porte sur un assez mince et muni de clous. « Le basique », me confirme JC. En effet le but du jeu c’est de rentrer dans le personnage à fond, et avec ce collier, ça aide. La laisse quant à elle est une chaîne avec une poignée en cuir ; simple ; efficace.
Un deuxième accessoire quasi indispensable, la queue de chien. Oui parce que un chien sans queue, ce n’est pas tout à fait un chien. Et j’apprends, avec stupéfaction, qu’il existe des queues pour hommes, qui sont en fait des plugs, munis à l’autre extrémité d’une queue en latex, que l’on peut faire bouger à souhait. Le machin me semble énorme, mais il n’y en à qu’un en magasin, le deuxième, Cerbère a fait un malheur, il n’y en a plus un seul. Je prends.
JC m’explique que pour aller plus loin, il existe des muselières, des genouillères (bien pratiques pour la position à quatre pattes prolongée), ou des dog-mitaines que l’on se passe sur les mains et qui ressemblent à des pattes de chiens. Pour l’instant je vais tester tout ça.
Je dois vous avouer que plusieurs fois, j’ai voulu surprendre mon mec muni de tous mes accessoires canins, pour voir ce qu’il en penserait. Mais je me suis chaque fois heurté au même problème : le plug est trop gros.
Je décide d’amener tout mon matos en vacances. Et un jour que mon mec se prend pour le jardinier dans Desperate Housewives (vous imaginez comme ça peut être excitant), je décide de tenter le coup à nouveau. Et ça marche (les vacances, ça détend !). C’est allongé sur le lit et remuant la queue qu’il me découvre.
Même si, je vous assure, le plug-queue a quelque chose d’esthétisant (si, si!), l’accessoire le plus excitant reste la laisse et son collier. Et les minutes qui suivirent le prouvèrent, mais à ce moment de l’article c’est classé X. Tout ce que je peux vous dire c’est que le jardinier s’est transformé en bûcheron pour mon plus grand plaisir et que l’excitation était à son comble. Comme quoi, quelques accessoires peuvent parfois vous faire dépasser les frontières de votre libido, et le tout avec une pointe d’humour.
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