Le rapport anal, au cours duquel un homme introduit son pénis dans l’anus et le rectum de son ou sa partenaire, est plus couramment pratiqué par les homosexuel(le)s. Si certains couples hétérosexuels y ont parfois recours, la plupart privilégient la pénétration vaginale.
Avant la généralisation de la contraception, de nombreux couples hétérosexuels s’adonnaient à la pénétration anale, méthode infaillible pour éviter une grossesse. Aujourd’hui, la sodomie est plus souvent pratiquée pour la sensation unique qu’elle procure que comme moyen de contraception. Malgré tout, beaucoup n’essaient jamais par dégoût ou par peur.
Les hommes pratiquant la pénétration anale (de manière passive) affirme que le plaisir est particulièrement intense, car la prostate est stimulée. En matière d’excitation, la prostate de l’homme peut être comparée au point G de la femme. De nombreux sex toys sont spécialement conçus pour le massage de la prostate et du périnée, comme le Jim (vibromasseur prostatique).
De nombreuses femmes trouvent le rapport anal douloureux. L’anus, contrairement au vagin, ne sécrète pas de substance lubrifiante. A moins que le sphincter soit très détendu, la pénétration peut provoquer des déchirements des tissus, particulièrement fragiles à cet endroit. Si la pénétration est profonde, elle peut se révéler aussi douloureuse que pénible.
Plutôt que la pénétration, certaines personnes pratiquent la stimulation anale, qui consiste à caresser la région du périnée et de l’anus. Pour éviter tout risque d’infection, il est important de se laver les mains avec soin avant et après ce type de contact. Sachez également que l’homme ne doit jamais toucher les parties génitales de sa partenaire après avoir été en contact avec sa zone anale.
Quelques chiffres
D’après l’enquête de TNS Sofres de 2001 pour le journal Marie-Claire, la sodomie en France c’est :
- 10% : vous pratiquez et vous aimez
- 19% : vous pratiquez et vous n’aimez pas
- 3% : vous ne pratiquez pas mais vous aimeriez tenter
- 9% : ça ne vous dit pas vraiment
- 36% : vous ne le ferez en aucune façon
- 23% : sans réponse
L’enquête « Contexte de la sexualité en France », réalisée en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine et rendue publique en 2007 montre de nouveaux résultats par rapport à la sexualité et notamment par rapport à la sodomie :
- 37% des françaises déclaraient avoir pratiqué la sodomie en 2006 alors qu’elles étaient 24% en 1992.
- pour les hommes, 45% déclaraient avoir pratiqué la sodomie en 2006 contre 30% en 1992
Ce phénomène s’est amplifié, et oui, comme avec les sex toys, l’idée de goûter à de nouvelles sensations nous stimule. Les médias, les films pornographiques et la libération sexuelle continuent d’alimenter notre curiosité. Adepte ou amateur, c’est comme les choux de Bruxelles, il faut goûter avant de dire « j’aime pas ». Et si vraiment l’idée vous rebute, ne vous sentez pas obligé de céder par peur de décevoir votre partenaire.
Le rapport anal constitue pour les deux sexes une activité à risque en matière de lésions et d’infections. La paroi anale n’est pas destinée à supporter de telles frictions ; les vaisseaux sanguins internes (très fragiles) se rompent facilement, provoquant des saignements. C’est pourquoi les maladies sexuellement transmissibles comme le Sida ou l’hépatite se communiquent plus facilement lors d’un rapport anal que lors d’un rapport vaginal.
Les médecins conseillent aux hommes qui pratiquent la sodomie d’utiliser un préservatif et de lubrifier l’anus de leur partenaire à l’aide d’un produit à base d’eau (et non à base d’huile : le latex des préservatifs n’y résiste pas). Le risque infectieux rend l’utilisation du préservatif indispensable. Choisissez-le ultra-résistant et adapté à ce type de relations. Toutefois, même les préservatifs ne garantissent pas une sécurité totale.
N’entreprenez jamais un rapport vaginal après un rapport anal, à moins que l’homme, après avoir retiré son préservatif, se soit soigneusement lavé les parties génitales et les mains au savon et à l’eau. Dans le cas contraire, les risques de transmission bactérienne de l’anus à l’urètre et au vagin est extrêmement élevé.
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Article super-intéressant je dois dire même si le sujet est voué à beaucoup de tabou. Continuez ce blog grâce à lui le sexe est vu autrement!
Vi Ringraziu
Sympas ces encouragements !
N’hésite pas à nous solliciter si tu veux voir certains sujets développés.