
Les hommes et les femmes ne fonctionnent pas de la même manière, ils appréhendent leur excitation différemment et ne sont pas attirés par les mêmes stimuli.
Cela se joue dans l’enfance. Le jeune garçon expérimente la pulsion sexuelle à travers la manipulation de son pénis. L’information visuelle de son sexe est associée naturellement au désir et au plaisir rencontrés. La petite fille, elle, ne trouve pas les réponses visuelles que connaît le garçon. Ce sont ses sensations internes qui l’invitent à l’intuition.
Les hommes ont donc une tendance naturelle à lier l’excitation sexuelle à la vue alors que les femmes vont préférer l’imaginaire. On comprend donc pourquoi certains accordent plus d’intérêt à la pornographie, et d’autres à l’érotisme. Mais la pornographie peut provoquer de l’excitation chez l’un comme chez l’autre, et ainsi contribuer à un jeu entre partenaires.
Le problème du recours à la pornographie se pose quand cela devient systématique, quand c’est pour réveiller une excitation qui, sinon, n’existerait pas. La question qu’il convient alors de se poser est : pourquoi sa libido n’arrive pas à s’éveiller autrement ?
L’homme qui va vers la pornographie pour booster sa libido rend compte de sa difficulté à mêler excitation et plaisir de la rencontre, liberté des émotions et liberté des sentiments. Lorsque, par exemple, l’homme n’ose pas demander à sa femme une fellation et que la pornographie devient le seul moyen d’excitation, l’homme prend alors le risque de creuser un fossé de plus en plus grand entre lui et sa partenaire, entre ses attentes et ses possibilités. La pornographie met en scène des personnages sans faille auxquels il faut éviter de s’identifier, sous peine d’augmenter son angoisse quant « aux performances à atteindre ».
Il y a dans l’addiction à la pornographie l’expression d’une peur de la sexualité, un handicap à l’expression du relationnel et des émotions, et une vraie difficulté à être responsable de son désir. Ce qui fait la richesse et la puissance de la sexualité, c’est la capacité à faire avec soi et faire avec l’autre, c’est la capacité d’oser le « danger » de la rencontre, à savoir les émotions, les sentiments, les loupés, les tiraillements entre désir et culpabilité que la pornographie voudrait littéralement effacer.
Humour : une caricature assez réaliste !
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La première phrase en dit long!
De bonnes explications…
Merci pour cet article et j’en profite pour vous dire que le site est très bien fait! J’attends d’autres infos!